Pour la première fois depuis le déclenchement de la campagne électorale,l'autobus du chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, s'est arrêté en Outaouais.
Plus précisément, c'est la circonscription de Papineau que le chef péquiste a choisi pour rencontrer ses militants, un comté où le Parti québécois pourrait faire élire son premier député en Outaouais depuis 1976.
« Aux gens de l'Outaouais et de cette circonscription de Papineau qui hésitent, vous avez la chance de faire l'histoire et d'embarquer dans un changement qui sera vraisemblablement porté par un gouvernement du Parti québécois. »
Le chef péquiste a été appelé à se prononcer sur plusieurs enjeux propres à l'Outaouais.
Paul St-Pierre Plamondon lui-même qui a mis l'enjeu de l'autoroute 50 sur la table.
Sans avancer d'échéancier précis pour son élargissement ou sa sécurisation, il propose plutôt d'évaluer et de prioriser les chantiers routiers en fonction de leur dangerosité, en s'appuyant entre autres sur les rapports de coroner.
« C'est l'un des endroits les plus dangereux au Québec [...] On va simplement faire un classement. On va aller chercher de l'expertise, et à la lumière des expertises sur les risques réels, faites-nous un classement d'où les gens ont le plus de risques de se blesser ou de perdre la vie. On va commencer avec ces projets-là parce qu'on ne veut pas que les gens perdent la vie sur la route [...] Dans le classement, l'A-50 sera dans le top 3 ou top 5. »
En matière de santé, Paul St-Pierre Plamondon ne prend aucun engagement formel.
Il a cependant reconnu que le manque à gagner récurrent en santé en Outaouais est bien réel et la proximité avec l'Ontario rend la complexité du problème encore plus aigu.
« En Outaouais, c'est per capita sous-financé. En plus, il y a une concurrence qu'on ne retrouve nulle part ailleurs. C'est une problématique unique, où beaucoup de personnel se retrouve à aller travailler à Ottawa [...] On a du temps à mettre là-dessus et on comprend qu'il y a un enjeu d'équité là-dedans. »
Source: Cogeco Média
Finalement, Paul St-Pierre Plamondon a commenté sur l'impact probable d'un processus référendaire, dans l'éventualité où il forme le prochain gouvernement.
Le chef péquiste affirme que les fonctionnaires fédéraux auront une bonne idée de ce qui les attend avant le jour du référendum.
« Quant au nombre de personnes qui se retrouveraient potentiellement sans emploi, avant le vote sur le Oui ou le Non, donc dans environ trois ans, on va tout divulguer ça. Ça dépend beaucoup des retraites et des décisions qui relèvent du gouvernement fédéral. C'est important de dire qu'un gouvernement du Québec ne peut pas mettre fin à l'emploi de qui que ce soit dans sa relation d'emploi avec le gouvernement fédéral. »