Le Québec possède plus de 500 000 lacs, mais son patrimoine collectif se privatise massivement.
Une analyse inédite menée par Sébastien Rioux (UdeM) et Rodolphe Gonzalèz (UQAM) dévoile un constat alarmant: dans 75 % des municipalités de la province, moins de 1 % des rives sont accessibles au grand public.
Pire encore, 40 % des lacs sont entièrement privatisés, principalement dans le sud.
Ce phénomène, amorcé dans les années 1960, s’explique par un laisser-faire historique de l'État et des tarifs municipaux jugés discriminatoires pour les non-résidents.
Devant cette dépossession, les experts et le chroniqueur Luc Ferrandez réclament d'urgence une politique publique nationale.
L'objectif est de planifier un désenclavement progressif, afin d'assurer une gestion équilibrée et juste entre riverains et citoyens.