Le conseil municipal de Cantley a officiellement enterré le projet Nature 360, mardi soir.
Par une résolution de cinq pages adoptée à l'unanimité, les sept conseillers de la municipalité ont confirmé l'abandon du projet, celui-ci ayant été jugé «incomplet et non conforme».
La municipalité refuse également d'étudier toute proposition future de modification ou de bonification de ce dossier.
Le vice-président de Nature 360, Martin Baril, n'a pas voulu commenter la situation, mardi.
Il n'a cependant jamais caché son intention de poursuivre la municipalité de Cantley si son projet était rejeté.
S'appuyant sur des avis juridiques, la mairesse, Nathalie Bélisle, estime que les frais oscilleraient autour de 10 000 $ si la municipalité était appelée à se défendre.
«Il faut savoir qu'on serait beaucoup plus exposé à une poursuite juridique si on avait accepté le projet. Ce qu'on cherche à faire, c'est de suivre le cadre légal et faire respecter nos règlements. S'il y aura des poursuites juridiques des promoteurs, je ne le sais pas. On se base sur des avis techniques et juridiques. Ce qu'on fait, c'est tout simplement être responsable dans l'application des règlements».
Michel Junger, biologiste de formation et citoyen de Cantley, porte cette cause à cœur depuis plusieurs années.
Il décrit le mont Lorne comme étant le «joyau naturel de Cantley».
«C'est une grande satisfaction. Ça fait quatre ans que je me bats pour cette cause. Il y a deux ou trois ans, j'étais bien découragé, mais ça va beaucoup mieux maintenant ! [...] On espère que la victoire ne coûtera pas trop cher à la municipalité. On verra si les menaces de poursuites vont s'avérer».
L'ancien candidat à la mairie de Cantley, Marc Villeneuve, craint quant à lui que la municipalité se mette les promoteurs à dos...
«Avant de penser d'aller en Cour ou de choquer les promoteurs, nous devons nous assoir, comme une famille. Un conseil devrait parler à ses promoteurs, parce que sans eux, il n'y a pas de vie dans une municipalité. On ne devrait pas les frustrer».