S'étant vu refuser le droit de prononcer une courte allocution devant les dignitaires du sommet Canada-UE qui se déroule à Montréal, le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a décliné l'invitation à être présent sur place.
En point de presse mercredi matin, il a d'ailleurs souligné que sa décision respecte la doctrine Gérin-Lajoie, qui consacre le prolongement international des compétences exclusives du Québec.
Si Stéphane Gendron s'est dit satisfait de ces explications, le chroniqueur doute néanmoins que cette réaction mène ultimement à quelque chose.
Écoutez l'analyse du chroniqueur et ex-maire de Huntingdon, Stéphane Gendron, au micro de L'instinct Marie-Ève ce mercredi.
«C'est son affaire, c'est son choix. Mais à l'époque de René Lévesque, il n'y avait que deux partis. Aujourd'hui, on en a cinq. Il ne faut pas oublier que seulement 29 % des gens ont voté pour lui. Envoyer promener le fédéral, ça ne fait pas l'unanimité. Il a la légitimité d'avoir cette position-là, mais vis-à-vis des Québécois, s'il y a des ententes qui nous passent sous le nez, j'aimerais bien qu'il soit là pour ramasser le grain lui aussi.»