Depuis la Deuxième Guerre mondiale, les vétérans canadiens bénéficiaient d'une priorité pour assurer la sécurité des édifices gouvernementaux, particulièrement nombreux dans notre région de Gatineau-Ottawa. Or, ce pacte historique s'effrite. Les Commissionnaires viennent de perdre un contrat de 12 millions de dollars avec l'Agence du revenu du Canada (ARC), qu'ils détenaient depuis 14 ans, au profit d'une entreprise américaine. La différence de prix lors de l'appel d'offres s'élève à peine à 80 000 $, soit moins de 1%.
Marc Parent, chef de la Direction des commissionnaires du Québec, dénonce vivement cette situation. Il rappelle que son organisme à but non lucratif réinvestit localement et soutient la réintégration des vétérans, contrairement aux multinationales. La fin imminente du droit de premier refus a même poussé l'organisation à intenter une poursuite contre le gouvernement fédéral pour exiger d'être consultée. Confier la surveillance de données fiscales sensibles à des intérêts étrangers soulève également de sérieuses questions de sécurité.
Les retombées économiques d'ici vont être perdues vers des investisseurs étrangers