L'Alberta tient un référendum historique dont la dixième question propose de déclencher un processus de séparation du Canada. Contrairement au mouvement souverainiste québécois, cette volonté albertaine s'appuie sur des griefs strictement économiques. Dépourvu de leader clair, le camp du « oui » rassemble des indépendantistes, de futurs partisans d'une annexion américaine, et des citoyens cherchant simplement à exprimer leur grogne envers Ottawa.
Bien qu'une victoire du oui soit improbable, une éventuelle séparation de l'Alberta amputerait le Canada de 15% de son PIB. Pour les citoyens de Gatineau-Ottawa, cette perte nationale pourrait se traduire par une hausse des taxes fédérales pour combler le manque à gagner, en plus de nous rendre plus dépendants aux importations énergétiques. Certains critiquent le coût de cet exercice démocratique, une réalité bien connue à Gatineau qui a récemment dû débourser des millions pour l'élection partielle à la mairie.
Il n'y a pas de chef, il n'y a pas de PQ [...] il n'y a pas de camp du oui, il n'y a pas de cohérence non plus.