Lundi prochain, les Albertains se prononceront lors d'un vote historique comprenant dix questions référendaires. L'une d'elles, portant sur l'indépendance de la province, retient particulièrement l'attention à Ottawa. Bien que la première ministre albertaine Danielle Smith ait déjà voté contre cette option, la question a été imposée par des groupes séparatistes ayant recueilli les signatures nécessaires.
Selon le politologue Frédéric Boily, un taux de participation exceptionnel avoisinant les 80% est attendu. Contrairement au mouvement souverainiste québécois axé sur la langue, l'indépendantisme albertain est motivé par des frustrations économiques. Les partisans du « oui » dénoncent la péréquation et le traitement de leur industrie énergétique par les élites politiques, incluant le gouvernement fédéral situé dans notre région.
Même si la séparation a peu de chances de l'emporter, un appui de 30% à 35% forcerait Ottawa à redoubler d'efforts pour apaiser les tensions avec l'Ouest canadien.
C'est l'idée que l'Alberta est maltraitée [...] par les élites politiques d'Ottawa