Habiter près d’une route passante nuit-il à votre santé?
Dr Stéphane Perron, spécialiste de la pollution atmosphérique à l'INSPQ, répond à la question.
Le médecin précise que la proximité immédiate d'axes très fréquentés (à moins de 50 mètres) est associée à un risque accru de développement de l'asthme chez les enfants et peut accentuer les décès lors de vagues de chaleur.
Écoutez-le expliquer le tout, vendredi à La commission.
Le Dr Perron se veut rassurant : l'organisme dispose de barrières naturelles efficaces pour résister à cette exposition.
Ce sont surtout les personnes souffrant déjà de maladies chroniques, les fumeurs ou les personnes vulnérables qui en subissent les contrecoups.
Il rappelle ainsi que le maintien d'une bonne hygiène de vie globale (activité physique, alimentation équilibrée, absence de tabac) demeure la meilleure protection individuelle contre les méfaits de la pollution.
«Ce qu'il y a de plus facilement documenté, mesurable, c'est les enfants qui vivent à côté des autoroutes où il y a beaucoup de poussière, on peut constater un petit peu plus de développement d'asthme.»