Après une participation à la finale de l'Association de l'est de la Ligue nationale au printemps dernier, les Canadiens de Montréal ont maintenant disputé trois matchs lors de la saison 2026-2027, récoltant trois points.
L'animateur Mario Langlois s'est assis à Brossard avec le directeur général Kent Hughes pour les besoins d'une entrevue de début de campagne.
Écoutez le directeur général Kent Hughes en conversation avec Mario Langlois, aux Amateurs de sports.
Notant qu'il ne serait pas aussi patient que son entraîneur Martin St-Louis pour répondre aux questions, Hughes note à quel point son équipe a de la difficulté à affronter les Hurricanes de la Caroline, qui représentent un défi particulier.
«Depuis mon arrivée à Montréal, l'équipe, je dirais, «stylistiquement», qu'on a le plus de misère à jouer, c'est la Caroline. La manière qu'ils jouent contre nous autres... On fait des ajustements pour jouer spécifiquement contre la Caroline comparativement à d'autres équipes.»
Hughes explique sa philosophie avec ses hommes, qui est assez similaire à celle qu'il avait comme agent de joueurs. Comme il l'a fait il y a quelques années avec Josh Anderson, qui venait de disputer un bon match lors d'une défaite à Boston, tout près de la date limite des échanges.
«Quand j'ai pris son appel, j'ai dit: «Inquiète-toi pas. Je t'appelle pour te dire que si tu joues de cette manière, tu peux t'assurer qu'à chaque fois que je t'appelle autour des dates limites, ce n'est pas pour te transiger.»
Hormis l'arrivée de Chris Kreider juste avant le début de la saison, le Tricolore n'a pas eu de renforts cet été. Les Canadiens pourraient-ils en payer le prix cette saison? Hughes y va d'une analogie corporative.
«La responsabilité, c'est de faire avancer la compagnie. Pas juste en 2027, mais à long terme. On ne vit pas dans le monde uniquement de la saison 2026-2027. On vit dans un monde où notre objectif, notre responsabilité, c'est de bâtir une équipe qui est capable de se compétitionner d'une année après l'autre.»
Les Canadiens de Montréal sont une jeune équipe spectaculaire au possible. On dit parfois qu'ils sont désormais spectaculaires comme les Harlem Globetrotters.
«C'est très bon pour les partisans, moins pour les gestionnaires. Si tu me demandes si l'objectif c'est de bâtir une équipe qui ressemble aux Harlem Globetrotters, divertissante, mais qui est pas capable de gagner. Non, ce n'est pas l'objectif, pas du tout.»