La demande pour les protéines ajoutées dans les aliments (pâtes, barres tendres, etc.) et les suppléments en poudre est en pleine explosion. Résultat: le prix de la protéine de petit-lait (whey), dérivée de la fabrication du fromage, atteint des sommets, et les amateurs de fitness et de nutrition de Gatineau-Ottawa vont le ressentir.
Ce produit, le lactosérum, est un résidu de la production fromagère. Comme l'explique Mario Hébert, copropriétaire de la Trappe à Fromage en Outaouais, ce liquide composé à 0,8% de protéines était autrefois donné aux fermes pour nourrir les animaux, voire jeté aux égouts. Aujourd'hui, il s'échange sur le marché international comme une véritable commodité.
Le prix du lactosérum a bondi de 250% ces dix dernières années. En raison d'une demande surpassant la production canadienne, nous dépendons des importations américaines. Avec l'imposition récente d'une nouvelle taxe douanière de 50% depuis le 8 septembre, les consommateurs doivent s'attendre à payer leur poudre de protéines encore plus cher cet automne.
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