En pleine campagne électorale, les sociétés de transport du Québec avertissent le gouvernement provincial quant à l'imprévisibilité de leurs revenus d'exploitation.
Le président de l'Association du transport urbain du Québec et de la STO, Edmond Leclerc, dénonce ces incertitudes qui plombent la planification des budgets et de l'offre de service aux usagers.
Écoutez le président de l'Association du transport urbain du Québec et de la STO, Edmond Leclerc discuter du manque de prévisibilité dans le financement provincial du transport collectif avec l'animateur Steven Boivin.
«Au niveau du gouvernement provincial, il y a différents programmes. Déjà là, c'est assez compliqué de s'y retrouver et bien souvent, on arrive à la fin de l'année, on attend notre chèque impatiemment, puis là on apprend qu'il y a un paramètre qui avait changé dans le critère pour calculer une subvention. [...] Vous voyez que ça donne beaucoup d'imprévisibilité et beaucoup de difficulté pour les transporteurs à préparer un niveau de service à la hauteur parce qu'on navigue dans beaucoup de brouillard »
Alors que les besoins d'entretien du réseau se chiffrent en milliards de dollars, les transporteurs demandent un engagement financier ferme et prévisible étalé sur cinq ans pour éviter des coupes dans les services.