Les commissaires débattent de la pertinence d’abolir les voies réservées au Québec, alors que la congestion routière ne cesse d'augmenter à travers la province.
Soulignant que certains projets représentent des coûts astronomiques, comme la voie réservée sur l'autoroute 15, estimée à 292 millions $, Nathalie Normandeau remet en question l'efficacité réelle du covoiturage pour désengorger le réseau et propose l'abolition des voies réservées pour celui-ci.
De son côté, Luc Ferrandez soutient que le problème ne se trouve pas dans les voies réservées, mais bien dans le manque d'investissements en transport en commun.
Écoutez la discussion entre Nathalie Normandeau et Luc Ferrandez, lundi.
Pour faire face au défi de l'étalement urbain, à la hausse du prix des maisons à Montréal comme à Trois-Rivières et à la pression exercée sur un réseau routier vieillissant, ils explorent des pistes de solution, tels que la mise en place de péages, la densification urbaine et l'investissement massif dans le transport en commun.
«Comme on n'a pas investi assez en transports en commun, on voit les voies réservées et on dit à quoi elles servent? Ce point-là, je te l'accorde, mais si on donne accès aux voies réservées demain matin, elles vont être congestionnées. Pourquoi? Parce qu'on veut tous habiter dans une maison avec une piscine, avec des glissades d'eau, un sous-sol assez grand pour un cinéma maison, une salle de massage, tout le monde veut ça.»