La grève qui était anticipée depuis les derniers jours chez la compagnie aérienne WestJet a finalement été déclenchée dans la nuit de samedi à dimanche.
Le débrayage des 4 400 agents de bord touche environ 75 000 voyageurs et a provoqué l'annulation de plus de 300 vols au pays. Neuf départs et neuf arrivées à Montréal-Trudeau subiront les contrecoups du conflit dimanche. Les syndiqués réclament notamment d'être rémunérés pour leurs heures de travail au sol.
Écoutez Mehran Ebrahimi, directeur de l’Observatoire international de l’aéronautique et de l’aviation civile et professeur à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM, en discuter dimanche au micro de l'animateur Jean-François Baril.
«C'est une pratique d'une époque révolue, cette manière de les rémunérer au moment où la porte de l'avion est fermée et que l'avion se met en mouvement. Les agents de bord soulignent qu'ils arrivent avant pour la préparation du vol et que ce n'est pas compté dans leur rémunération. La compagnie propose un genre de "package" de crédit qui couvre ça, mais le syndicat n'est pas d'accord avec cette interprétation.»
Autres sujets abordés:
- Les différentes options pour les voyageurs touchés
- Pourquoi la compagnie résiste-t-elle aux demandes des syndiqués?
- 3ᵉ menace ou grève majeure dans le secteur aérien canadien au cours de la dernière année (après Air Canada et Air Transat).
- Plusieurs jours seront nécessaires à la compagnie pour résorber le retard et rétablir l'ensemble de ses opérations