Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a franchi une nouvelle étape dans sa démarche souverainiste en présentant son « livre bleu » sur l’indépendance du Québec.
Ce document de 524 pages aborde des questionnements importants entourant le projet de souveraineté, tel que les frontières, la politique monétaire et les passeports.
Le Livre bleu détaille également la mise sur pied d'une future armée québécoise, qui serait entièrement financée par le rapatriement des fonds actuellement envoyés au gouvernement fédéral à Ottawa. Le plan prévoit également une démarche d'adhésion du Québec à des alliances internationales clés, telles que l’OTAN et le NORAD.
Écoutez le titulaire de la Chaire de recherche du Canada en diplomatie et politiques de défense à l'UQAM, Justin Massie, analyser la crédibilité de ce projet, vendredi, au Midi avec Valérie Beaudoin.
«C'est un plan qui est quand même très crédible, assez ambitieux et donc justement crédible dans le contexte géopolitique actuel. Parce que, ce que dit le Parti québécois, c'est qu'un Québec souverain ferait un peu la même politique que le Canada. Donc, il rejoindrait l'OTAN, si bien sûr, les alliés de l'OTAN le veulent bien, et voudrait participer au NORAD. Ces deux alliances militaires impliquent de grandes conséquences en termes de politique de défense, surtout en termes de coûts. L'OTAN a une cible de 5 % du PIB à atteindre d'ici 2035, mais c'est ce que le Québec devrait accepter de dépenser.»