À compter du 1ᵉʳ juillet en Australie, les grandes chaînes d’épicerie ne pourront plus imposer des prix excessifs par rapport aux prix d’approvisionnement.
Le Québec peut-il s'inspirer de cette décision concrètement pour limiter les prix en épicerie ? Est-ce que certains membres de la chaîne de production alimentaire s'en mettent plein les poches?
Écoutez Sylvain Charlebois, professeur à l'Université Dalhousie et directeur du Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire, en discuter au micro des animateurs Nathalie Normandeau et Luc Ferrandez.
«Le fournisseur ne contrôle pas les règles du marché, ça, c'est clair. Souvent, les prix vont fluctuer beaucoup au détail. Mais il faut quand même rappeler aux gens que les prix au détail sont affectés par plusieurs choses. Cela étant dit, il y a la transformation. Et puis nous, on a remarqué que les marges avaient augmenté un petit peu plus au niveau de la transformation.»
Écoutez ensuite Guy Milette, vice-président exécutif de Courchesne Larose, donner son point de vue sur le sujet, alors qu'il se trouve au milieu de la chaîne.
«Je me sens exactement dans le centre. Donc, un importateur, un acheteur de produits canadiens, un acheteur de produits québécois, distributeurs, grossiste. Puis on se fait souvent pointer du doigt, mais la réalité, elle est très dure. Il y a eu énormément de faillites sur une période de 20 ans. Donc s'il y a quelqu'un qui s'en met plein les poches, c'est pas nous au milieu»