Thomas Juneau, spécialiste du Moyen-Orient, tempère l'enthousiasme entourant le protocole d'entente signé entre les États-Unis et l'Iran.
Il rappelle qu'il s'agit d'une simple prolongation de 60 jours du cessez-le-feu et d'un accord pour réouvrir le détroit d'Ormuz, et non d'un accord de paix définitif.
Les désaccords fondamentaux, notamment sur le nucléaire, restent entiers.
De plus, l'application de cette trêve s'annonce extrêmement périlleuse au Liban, Israël conservant son droit de frapper le Hezbollah, ce qui maintient la région sous une tension géopolitique constante.
Écoutez Thomas Juneau, professeur titulaire École supérieure d'affaires publiques et internationales de l'Université d'Ottawa, lundi midi.
«Tant qu'il n'y aura rien qui aura été réglé au niveau des problèmes fondamentaux, on va demeurer très vulnérables à de nouvelles spirales de violence.»