Le Parti québéois (PQ) se positionne très clairement en défaveur du projet de TGV entre Québec et Toronto estimé à 90 milliards de dollars, en promettant de le retirer s'il est élu à l'issue des prochaines élections.
Le chef du Bloc québécois (BQ), Yves-François Blanchet, a décidé d'abonder en ce sens en exprimant de grandes réserves sur le projet.
Écoutez Jacques Roy, professeur émérite à HEC Montréal et spécialiste en transports, qui s'est penché sur le sujet du TGV dans le cadre d'une recherche menée avec Jean Mercier de l’Université Laval et Pierre Fillion de l’Université de Waterloo, en discuter mardi au micro des animateurs Nathalie Normandeau et Luc Ferrandez.
«Le problème, c'est que pour tous les projets de transport, on devrait procéder à des analyses coûts-bénéfices. En 2050, Alto prévoit 25 millions de passagers, puis 43 millions en 2084. Or, ces prévisions reposent sur une croissance démographique très importante, alors qu'on sait que, l'an dernier, il y a eu plus de décès que de naissances et que tous les partis souhaitent limiter l'immigration. On voit donc mal comment on pourrait connaître une croissance phénoménale de la population dans les prochaines années.»