L'annonce de la tenue d'un éventuel référendum sur la sécession de l'Alberta relance le débat entourant la clarté référendaire au pays. Devant ce scénario constitutionnel, le premier ministre du Canada, Mark Carney, a été forcé de clarifier sa position: selon lui, un seuil de « 50 % plus un » ne constituerait pas une majorité suffisante pour entamer des négociations de séparation.
Frédéric Berard décortique la Loi sur la clarté référendaire adoptée en 2000 sous le gouvernement de Jean Chrétien et analyse certaines dispositions juridiques qu'il considère loufoques.
Qu’en est-il des plus récents référendums à travers le monde? Le chroniqueur donne en exemples le Monténégro et l'Australie de l'Ouest qui devaient obtenir des pourcentages plus élevés.
Écoutez le chroniqueur Frédéric Bérard aborder le sujet, dimanche, au micro de Denis Lévesque.
«À un moment donné, il faut tracer la ligne à quelque part. Et moi je te dirais, 50% plus un, c'est bien en masse parce qu'autrement tu tombes dans l'arbitraire. Pourquoi 55%? Pourquoi 60%? Par contre, encore une fois, je pense que ça prend une question claire. Et c'est là que ça devient un petit peu con.»