Les travailleurs de la classe moyenne semblent avoir de plus en plus de difficulté à s’offrir des biens de valeur, comme une propriété, et à mener une vie confortable.
C’est le constat du professeur titulaire en relations industrielles à Université du Québec à Trois-Rivières, qui s’est exprimé sur le sujet dans une chronique parue récemment dans le journal Le Soleil.
Le professeur souligne notamment qu’en 1980, le prix d’une première maison équivalait à environ trois fois le salaire moyen, tandis qu’aujourd’hui, il peut atteindre jusqu’à huit fois celui-ci.
Écoutez Jean‑François Bernatchez, professeur titulaire en relations industrielles à Université du Québec à Trois-Rivières, en discuter lundi au micro des animateurs Nathalie Normandeau et Luc Ferrandez.
«Si on regarde le salaire moyen, qui est de 35 $ au Québec, c’est clair que ces gens-là n’y arrivent pas. On pourrait se dire qu’il suffit d’avoir un meilleur salaire, mais dès qu’on gagne 100 000 $ par année, l’impôt grimpe rapidement jusqu’à 35 %. Les gens sont donc vraiment pris en sandwich entre des logements inaccessibles et le coût élevé de l’alimentation. Je pense notamment à une famille de quatre personnes avec deux enfants vivant du salaire moyen : elle ne peut pas accéder au logement.»