Les changements que prépare Ottawa en matière d’immigration pourraient fragiliser les démarches de dizaines de milliers de demandeurs d’asile présents au Canada, alors que la Chambre des communes resserre les règles d’asile pour renforcer le système d’immigration et le contrôle des frontières.
La nouvelle loi impose un délai d’un an pour déposer une demande d’asile, rétroactif à 2020, ce qui pourrait toucher environ 300 000 personnes pour la plupart originaires d’Haïti, du Venezuela, de Syrie, d’Irak et d’Afghanistan.
Écoutez François Audet, directeur de l’observatoire canadien sur les crises et l’action humanitaire, aborder cette nouvelle loi, lundi, à La commission.
«Ce ne sont pas des gens qui immigrent pour des raisons économiques. Ce sont des gens qui sollicitent l'entrée au territoire canadien, souvent parce qu'ils viennent de pays dans lesquels leur sécurité, voire leur vie, sont en danger. On parle de gens qui sont les plus vulnérables [...] Le non refoulement, ça fait partie des conventions de Genève. À partir du moment où quelqu'un rentre sur le territoire canadien et qu'il est sujet à des violences, voire à ce que sa vie soit en danger sur son territoire d'origine, le Canada ne peut pas le refouler.»