Simon Jolin-Barrette ne compte pas reculer sur son projet de constitution du Québec, malgré une opposition qui se fait de plus en plus bruyante.
En plus des partis d'opposition, près de 800 organisations et groupes de la société civile ont réclamé mardi le retrait du projet de loi sur la constitution du Québec.
Les opposants craignent que la constitution vienne affaiblir les droits de la personne, particulièrement ceux des femmes, et décrient la démarche du gouvernement pour préparer ce texte.
Écoutez le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, sur le projet de loi visant à encadrer les dérapages des juges et la constitution du Québec, jeudi, à La commission.
Autre sujet abordé:
Le ministre de la Justice souhaite encadrer plus sévèrement les juges dont la conduite est fautive.
Il présente un projet de loi visant à renforcer les pouvoirs du Conseil de la magistrature afin que celui-ci soit mieux outillé pour sanctionner les comportements répréhensibles.
«Le Québec ne peut se priver d'une constitution québécoise et d'une loi sur l'autonomie. (...) Hier, j'ai constaté que les oppositions étaient contre tout cela. Pourtant, le projet peut être amélioré et bonifié. J'ai d'ailleurs fait un pas de recul sur la question de la protection du droit à l'avortement, même si je demeure convaincu que les droits des femmes sont vulnérables et qu'il faut rester vigilant. Je suis prêt à travailler sérieusement avec les oppositions pour doter le Québec de cet outil supplémentaire que toutes les formations politiques, à un moment de leur histoire, ont souhaité obtenir.»