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Une victime québécoise raconte

«Ne m’appelez pas Roxana»: les dessous d’un vaste trafic d’enfants en Roumanie

Adriana Calin, 35 ans, a découvert en 2023 qu'elle a été victime d'un trafic d'enfants orchestré lors de l’effondrement du régime autoritaire de Nicolas Ceausescu, en Roumanie.

Elle a grandi sous le nom de Roxana Pamela, un prénom que ses parents adoptifs croyaient être son identité d'origine.

Clara Loizeau, journaliste au Journal de Montréal, est la coautrice de l’ouvrage Ne m’appelez pas Roxana.

Ce livre retrace l'enquête sur le réseau d'adoptions frauduleuses dont Adriana a été victime, révélant la falsification de certificats de naissance, un trafic international à 1 000 $ US par enfant, le rôle des orphelinats «Casa» et l'exploitation de la communauté rom.


Écoutez la journaliste Clara Loizeau et Adriana Calin dévoiler les dessous d'un vaste trafic d'enfants dans les années 1990, en Roumanie, ce mercredi à l'émission Radio textos.



 

«Mes parents ont décidé de garder ce nom, car sa signification était vraiment importante pour eux; ils voulaient honorer la famille. J'ai donc passé ma vie entière à m’appeler Roxana Pamela. C’est d'ailleurs de cette manière que j’ai commencé mes recherches. Dans notre monde moderne, je me suis tournée vers un groupe d'entraide de ma ville d’origine, là où mes papiers indiquaient que je étais née. Un homme m’a alors contactée pour me dire qu’il connaissait une femme portant le même nom, ayant la même date d’anniversaire et dont la mère portait aussi le même nom que la mienne.»

Adriana Calin a grandi sous le nom de Roxana Pamela, croyant qu'il s'agissait de son véritable prénom

«Nous avons commencé à fouiller davantage et à lire des reportages publiés dans les années 1990 et 2000 en Europe. Nous faisions nos recherches ensemble, en échangeant énormément de liens vers des reportages télévisés de l'époque. Certains étaient absolument affligeants: on y voyait des journalistes se faire passer pour des acheteurs de bébés. Dès leur arrivée à l'aéroport de Bucarest, on leur en proposait. Ils réussissaient pratiquement à conclure des transactions dans de simples chambres d'hôtel.»

La journaliste Clara Loiseau sur le réseau de trafic d'enfant dont a été victime Adriana Calin

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