La présidente-directrice générale de l’Institut de développement urbain, Isabelle Melançon, tire un constat sévère sur le retard de Gatineau en matière de logement.
Selon une étude récente, la ville se classe au 20e rang sur 21 municipalités pour sa capacité à densifier ses quartiers, un retard qui exacerbe la crise de l'abordabilité.
Madame Melançon prévient que sans une «densification intelligente» et des hauteurs de bâtiments accrues, les promoteurs délaisseront le Québec pour construire en Ontario.
Elle ajoute que pour maintenir des services de proximité et des logements abordables, le statu quo des quartiers de bungalows n'est plus une option viable en 2026.
Écoutez Isabelle Malençon, présidente-directrice général de l’Institut de développement urbain expliquer sonconstat sévère sur le retard de Gatineau en matière de logement avec l'animateur Michel Langevin.
«Il faut qu'on arrête à un moment donné de se dire: «oui à l'étalement urbain», puis de continuer à garder un étage de bungalows, là. Je pense qu'il y a un coût énorme sociétal à ça actuellement. Malheureusement, si on n'est pas capable de donner de la densification, il va arriver ce qui est en train d'arriver: les gens vont prendre le pont et vont aller construire du côté de l'Ontario.»