Les automobilistes de Gatineau et d’Ottawa connaissent trop bien les embouteillages, accentués par les travaux, les accidents et même les bris d’aqueduc. Mais un autre facteur pèse lourdement : la taille croissante des véhicules.
Dans sa chronique, Samuel Glaude explique que chaque route a une capacité maximale de véhicules par heure, qu’on appelle le « débit » ou le « flux ». Or, plus les véhicules sont gros — comme les VUS et les camions — plus ils nécessitent d’espace pour circuler et freiner, réduisant ainsi le nombre total de voitures pouvant utiliser une voie. Résultat : le débit routier diminue, ce qui accentue les ralentissements.
Une expérience américaine
Des données analysées à Minneapolis démontrent qu’entre 1995 et 2019, la proportion de VUS est passée de 3,65 % à près de 31 %, ce qui a contribué à faire chuter la capacité de circulation d’une autoroute. Ce phénomène se retrouve aussi dans la région de la capitale nationale.
Vive les véhicules plus petits?
Conclusion : si davantage de conducteurs optaient pour de plus petits véhicules, l’heure de pointe serait un peu moins pénible, même si d’autres facteurs comme les goulots d’étranglement et les travaux demeurent inévitables.