À moins d’un mois de la rentrée, les écoles du Centre de services scolaire des Draveurs respirent un peu mieux.
Alors que Québec exigeait initialement jusqu’à 19 millions de compressions, la facture a été revue à la baisse et ce sont finalement trois millions qui devront être trouvés.
La directrice générale, Manon Dufour, explique que cette volte-face du ministre Bernard Drainville a permis d’éviter des décisions irréversibles, comme des coupures de poste.
La pénurie de main-d’œuvre reste un enjeu majeur puisque des postes de psychologues, d’ouvriers et d’enseignants peinent à être comblés, une situation qui pourrait perdurer jusqu’en 2035.
En entrevue avec Karl Bélanger sur nos ondes, la directrice générale Manon Dufour a voulu remettre les pendules à l'heure concernant le recours aux enseignants que l'on dit «non légalement qualifiés».
«Ils rentrent avant les autres enseignants au début de l'année pour avoir de la formation, pour savoir ce qui leur manque et faire le plan d'accompagnement individualisé qui va durer toute l'année. Donc, ils ne sont pas laissés à eux même, et quand, en sciences, c'est un ingénieur qui est là, il en a, des compétences. Il faut toujours faire attention, les gens qui sont non légalement qualifiés ne sont pas incompétents».
Madame Dufour a profité de la tribune pour rappeler que le taux de diplomation au centre de services Des Draveurs est passé de 70 à 86% en l'espace de 8 ans, et ce malgré les enjeux budgétaires et de ressources humaines.