Un projet pilote pourrait révolutionner la façon dont les plans d'eau du Québec sont analysés pour la présence de cyanobactéries.
L'organisme Génome Québec, en partenariat avec l'Institut national de la recherche scientifique, est à développer une technologie de séquençage génomique miniaturisée, de la taille d'une clé USB.
L’été dernier, des tests ont été réalisés sur près de 400 sites à travers le Québec, dont une vingtaine en Outaouais.
La technologie est suffisamment simple pour que les tests soient effectués localement, par des organismes de bassin versant ou des municipalités, et ce, pour la moitié du prix.
La vice-présidente de Génome Québec, Stéphanie Lafontaine, était l'invitée de Karl Bélanger sur nos ondes ce matin, afin d'expliquer comment cette nouvelle technologie pourrait être déployée sur le terrain.
«C'est un petit appareil et le séquençage se fait tout sur le terrain. Donc, on met la goutte d'eau qui a été préparée, on met l'échantillon dans l'appareil. L'ordinateur analyse en quelques heures, et il y a un logiciel d'interprétation de la séquence parce que c'est un peu compliqué, et après ça, il y a un rapport d'interprétation qui sort, donc tous sur le terrain directement, plus besoin d'aller au laboratoire central».
En parallèle, Génome Québec mène aussi le projet ADN Eau, où des élèves du secondaire de l’Outaouais, comme ceux de l’école Grande-Rivière ou du Versant, participent à l’analyse de la biodiversité en séquençant l’ADN laissé dans les rivières par les espèces.
Une façon également d'intéresser de jeunes scientifiques en herbe à une carrière dans le domaine des sciences.