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Immigration

Une famille d'immigrants tunisiens pourraient tout perdre

Une famille d'immigrants tunisiens pourraient tout perdre
Jlidi Noureddine à son travail / Cogeco Média

Écouter le journaliste Philippe Villeneuve raconter l'histoire de Jlidi Noureddine et sa famille, des immigrants tunisiens qui pourraient tout perdre à cause d'une erreur bureaucratique.


Jlidi Noureddine et sa famille sont arrivés au Canada il y a deux ans grâce à un permis de travail.

Après avoir quitté la Tunisie, Jlidi s'est trouvé un emploi en tant que gérant de la section des prêts-à-manger au IGA de Cotret-Brazeau à Masson-Angers.

Son permis de travail devait être renouvelé prochainement.

Cependant, une erreur dans son dossier indique que Jlidi est chef cuisinier.

Puisqu'il ne possède pas les compétences pour occuper le poste, Québec refuse de renouveler son permis.

Au cours des prochaines semaines, Jlidi et sa femme pourraient être obligés de cesser de travailler.

Ils se retrouveraient donc sans salaire et leurs enfants de 9 et 7 ans ne pourraient plus aller à l'école. 

«Ils vont m'arrêter à travailler jusqu'à ce que mon statut soit réglé. C'est la procédure. Ça va prendre 3 à 7 mois, peut être plus long que ça. Là, je ne peux pas, ni moi, ni ma femme, rester à la maison. On a pas les moyens de payer les factures, l'électricité, le gaz. Quand je vous ai dit le loyer, même pour rentrer en Tunisie, ça va nous coûter 5000$ juste le billet d'avion. C'est injuste pour toute ma famille. Je n'ai pas la force pour résister à ces problèmes-là. Vraiment, ce sont des problèmes très touchants pour nous, pour notre famille. Et c'est comme le cauchemar pour ma famille et surtout pour mes enfants».

Jlidi Noureddine, le père de la famille

«En premier lieu, c'est dur pour mes enfants de recommencer. C'est dur pour eux. C'est dur moralement et psychologiquement. C'est comme un suicide pour nous, parce qu'on n'a rien en Tunisie. On a commencé ici à zéro, donc ce n’est pas assez facile. C'est dur déjà. Pendant toute cette période, on ne peut pas dormir à cause du stress. Même au boulot, on n’est pas dans notre tête».

Yamina Jlalia, la mère de la famille

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